

Pour contrer la direction, obtenir le soutien des élus, empêcher la fermeture du site de la rue Chappe, les syndicats lancent une pétition. : La Voix du Nord PAR CÉCILE RUBICHON
bethune@infos-artois.fr Fermer les services les uns après les autres, puis le site faute de personnel. Ce serait l'objectif de la direction de France Télécom d'après les commerciaux de la rue Chappe. 19 ont été mutés à Lens au premier trimestre. Les 24 de l'agence vente service (AVS, le 10 14) espèrent échapper à ce même sort. À leur chevet, ils ont mobilisé toutes les équipes syndicales : CGT, CFDT, CFTC, SUD, CGC, FO. Réunis jeudi soir rue Chappe, l'intersyndicale a élaboré un protocole de soins. « Les collectivités territoriales et les entreprises parlent Agenda 21 et développement durable. France Télécom communique sur l'environnement et va mettre sur les routes des centaines de salariés », attaque Henri-Claude Honnart, représentant de SUD PTT au comité d'entreprise. Pour « les entasser au sous-sol d'un bâtiment lensois trop petit pour devenir une plate-forme », précise Hugues Rosé, de FO. Hochement de tête de Jeanne-Marie Laridan, employée à Orange Lens, élue au CE et au comité d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). Plus tard, elle évoquera les suicides. Celui d'un employé de Troyes cette semaine. « Il y en a à chaque transfert. » « France Télécom joue sur nos vies, on va jouer sur leur chiffre d'affaire », crache Henri-Claude Honnart. L'idée : toucher le client qui se cache derrière chaque élu. Informer pour « qu'à chaque appel d'offre, ils (les élus) se souviennent des mensonges de l'opérateur historique. » L'environnement n'est pas le seul argument censé rallier les élus au combat. L'aménagement du territoire est une autre des causes brandies par les syndicalistes. « Les petites villes ont aussi droit à des services publics » argumente Hugues Rosé, reprenant le sacro saint slogan : « la proximité c'est la qualité ». De la proximité, les salariés de l'agence vente service vont en faire. De mairie à mairie plus exactement. Leur mission : convaincre un maximum d'élus locaux de les soutenir en ensevelissant la direction de France Télécom sous les lettres.
Et le plus optimiste, Henri-Claude Honnart d'envisager « Si les maires nous appuient pour qu'on garde le site, on gagnera. Et on sera doublement gagnant car des Béthunois employés à Lens pourraient demander leur mutation. » D'abord, le CHSCT et le CE devront rendre leur avis sur la réorganisation. Ce sera alors à la direction de les suivre ou d'engager sa responsabilité.
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